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 La RATP veut avoir recours à l'intérim pour combler ses effectifs !
 
 
La productivité sur l’emploi qui nous est imposée d’années en années crée des tensions sur les effectifs des centres BUS, dont certains n’arrivent même plus à réaliser le contrat de transport souscrit avec le STIF. Pour éviter de payer des pénalités et continuer à gérer ses effectifs à flux tendu, la RATP a donc décidé d’utiliser des intérimaires pour remplacer ses Machinistes Receveurs.. !
 
 LE CONSTAT
La course folle à la productivité sur l’emploi (1400 postes supprimés à la RATP entre 2009 et 2013) affecte aussi les Machinistes, même si l’augmentation de l’offre masque cette réalité. Malgré les efforts réalisés par les Machinistes de nombreux centre bus sont en difficulté, même parmi ceux qui ces dernières années obtenaient d’excellents résultats.
 La conséquence de cette politique, c’est que de nombreux services ne sont plus couverts et que les kilomètres non réalisés au titre du contrat STIF s’accumulent, bien au-delà de la franchise de 1% au dessus de laquelle la RATP doit payer des pénalités.
 Ainsi, une fois la franchise dépassée, chaque kilomètre non réalisé coûte 5€ à l’entreprise. Sachant que la moyenne d’un service est de 80 kilomètres, ça fait 400€ de pénalité pour chaque service non couvert par la RATP !
 
Au final bien sûr, ce sont les Machinistes qui paient l’addition avec des conditions de travail dégradées et une pression constante des voyageurs comme de l’encadrement qui devient insupportable. Ce qui pèse encore un peu plus sur la couverture de service, puisqu’un MR qui n’en peut plus c’est un MR qui ne roule plus !!!
 
LA FAUSSE BONNE SOLUTION
Du coup, pour ne pas dire coût, la direction a décidé d’expérimenter l’intérim sur certains centres bus, à commencer par celui de Pavillons où il est question de faire travailler 12 conducteurs de bus extérieurs à la RATP durant 1 mois, via l’agence d’intérim ADECCO. Mais ne vous y trompez pas, ils seront bientôt dans tous les dépôts…
Officiellement il s’agit de soulager les Machinistes en difficulté sur ligne à cause des suppressions. Mais officieusement il s’agit surtout d’éviter les pénalités du STIF, et à plus long termes d’expérimenter un recours à l’intérim qui permette de piloter les effectifs au plus juste, voire en dessous du nécessaire !
Ces intérimaires qui viendraient conduire sur nos lignes n’auraient bien sûr aucune formation, juste leur permis D et une FIMO voyageurs, ainsi que 2 journées d’accueil dispensées par la RATP où ont leur expliquerait les conditions d’exercice du métier, tout en leur apprenant plusieurs lignes avec une prise en main du matériel.
 
POURQUOI C’EST GRAVE
D’abord parce que faire rouler des intérimaires sur nos lignes c’est nier la qualification des Machinistes Receveurs obtenue après une véritable Formation Initiale.
Ensuite car l’intérim c’est aussi la précarité de l’emploi, et que la RATP n’y avait encore jamais eu recours pour remplacer ses agents d’exploitation.
Aussi parce que la RATP adopte de plus en plus le modèle des boites privées, vers lequel elle veut nous emener au prétexte d’une mise en concurrence programmée par l’Europe et l’Etat français.
Enfin c’est grave car la RATP n’aura aucune responsabilité sociale vis-à-vis des intérimaires, qui seront aussi corvéables qu’ils sont jetables !
 
 
QUE FONT LES SYNDICATS ?
Dès l’annonce de ce nouveau projet de la Direction, les syndicats SUD, CGT, UNSA, FO et CFDT se sont organisés pour opposer un front commun face au recours de MR intérimaires. Que ce soit via le CHSCT ou le CDEP BUS, mais aussi par l’initiative de plusieurs alarmes sociales au centre BUS de Pavillons, et d’une autre plus unitaire au niveau de la Direction générale qui cautionne cette initiative.
Plusieurs recours juridiques sont à l’étude, et plusieurs préavis de grève ont été déposés à partir du 11 août, en plus de ceux déjà existants, comme le préavis illimité de SUD du 31 juillet 2011 sur les conditions de travail toujours en vigueur.
 
L’INTERIM ET LA GREVE
Juridiquement, le recours à l’intérim est interdit lors d’une grève, ce qui est le cas à la RATP et au centre bus de Pavillons où plusieurs préavis de grève sont en cours, notamment pour les effectifs.
La Direction prétend que les intérimaires remplaceraient uniquement des agents en longue maladie, dont ils reprendraient le roulement de repos mais pas les services. Or, depuis la Loi de 2007 sur le service minimum, l’organisation du travail à la RATP fait que les agents HL ou disponibles sont amenés à rouler sur les services de grévistes…
Il faudra donc être vigilants si comme prévu la RATP utilise des MR intérimaires pour couvrir les services de grévistes, ce que SUD ne tolèrera pas !!!
 
COMMENT S’ORGANISER ?
SUD pense que les préavis de grève de 24 heures ne sont pas la bonne solution face à une direction déterminée. Même si nous appelons à la grève unitaire le 11 août, le simple fait que la direction ait reporté son projet de plusieurs jours démontre qu’il faut s’organiser sur des actions plus longues !
Chacun est conscient du coût de la grève pour les agents. Mais depuis la condamnation de la RATP pour prélèvements abusifs sur les journées de grève, notamment suite à plusieurs recours de SUD RATP devant les prud’hommes, il est possible d’organiser des grèves de 59 minutes à prise de service, qui ont un coût moindre pour les agents (1/160ème de salaire pour une heure de grève) tout en désorganisant le service, comme ce fut le cas avec la grève de SUD Rail à St Lazare.
 
La grève face à la destruction de nos métiers c’est la première réponse que SUD propose d’opposer à la direction !!!
 
 
Conseil d’Administration de la RATP :
 
SUD conforte sa place de 3ème organisation syndicale de la RATP, avec 16,05% !!!
 
Le premier vainqueur de cette élection, organisée uniquement par correspondance, est l'abstention qui avoisine les 70%, ce qui conforte la position de SUD qui a été le seul syndicat a saisir le Ttribunal d'Instance pour rétablir le vote à l'urne. Malgré un échec en première instance SUD poursuivra son combat devant la Cours de Cassation.
 
La CGT conserve ses 4 sièges au Conseil d'Administation avec 4153 voix, tout en accusant une perte de -776 voix entre 2009 et 2014.
 
L’UNSA reste derrière la CGT avec 2 sièges et 3039 voix contre 3012 en 2009. A noter qu'en 2010 l’UNSA avait absorbé le syndicat des Indépendants qui totalisait 995 voix à l'élection CA de 2009, soit une perte cumulée de -968 voix par rapport à 2014 pour le conglomérat UNSA/Indépendants.
 
SUD vient en troisième position en conservant 1 siège au C.A avec 2022 voix en 2014 contre 1918 en 2009, soit une progression de +3,2%.
 
La CFDT, bonne dernière, quitte le C.A de la RATP avec seulement 716 voix en 214 contre 1524 en 2009, ce qui est le recul le plus marquant de cette élection.
 
La quatrième place revient à la CFE-CGC, syndicat catégoriel, qui conserve le siège réservé à l'encadrement  avec +324 voix supplémentaires suite à l'effondrement de la CFDT.
 
Vient ensuite FO, en avant dernière position, qui prend le dernier siège avec 1235 voix.
 
En pourcentages : la CGT 32,96 % ; l'UNSA 24,12 %  ; SUD 16,05 %  ; la CFE-CGC 11,39 % ; FO 9,80 % et la CFDT 5,68 %
 

 
Si le scrutin avait porté sur les élections professionnelles FO et la CFDT ne seraient plus représentatives à la RATP au regard du seuil minimum de 10% !!!
 
SUD remercie tous les agents qui ont votez pour notre Liste, tout en félicitant notre nouvelle administratrice salariée, Mme Karen PAGNINI, seule femme élue au CA qui portera haut et fort les couleurs de notre syndicat et les préoccupations des agents de la RATP.
 
 
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Election au Conseil d’administration de la RATP
 
 
Vers une représentation sans compromission, Avec le refus des permanents ;
 
Contre le libéralisme et Pour un meilleur partage des richesses ;
 
Vers plus de progrès social et Contre toute forme de régression ;
 
Opposés à la filialisation, Avec un même statut pour tous ;
 
Pour l’égalité des droits, En luttant face aux discriminations ;
 
Favorables au développement durable et Contre le démantèlement des services publics ;
 
Pour l’émancipation des salariés, En portant la parole de la base ;
 
 
Conditions de travail, salaires, emplois, temps de travail, formation, protection sociale etc.,
 
c’est notre vie qui se joue !
 
 
 
ATTENTION : Vote uniquement par correspondance à partir du 6 mai 2014
 
Le Tract              
 
 
 
 
DANGER : PRIVATISATION !!!
 
Lentement mais sûrement, l’Etablissement Public RATP se transforme en une vraie entreprise totalement responsable de son sort économique, oubliant son statut de Régie qui a laissé place à un Groupe qui se veut conquérant sur le marché des Transports publics, en France mais surtout à l’international, là où les marchés sont émergents.
 
Un développement voulu en 2000 avec la Loi SRU qui a permis la Filialisation de la RATP et qui a ouvert la porte à la concurrence avec le règlement Européen OSP, puis la Loi ORTF qui induit la Fin du monopole de la RATP en IDF, puisque cette dernière a fait le choix de la déspécialisation.
 
Ces choix politiques et stratégiques conduisent à une démarche de performance économique dans un contexte de compétition mondiale. C’est dans ce contexte, qui implique de nombreuses réorganisations, que les conditions de travail et les acquis sociaux des agents/salariés deviennent la variable d’ajustement, pour satisfaire une insatiable demande de productivité/rentabilité.
 
Peu à peu l’esprit qui a prévalu à la naissance de la RATP s’estompe pour laisser place à la Loi du marché, dans une course à la concurrence qui conduira à la disparition de l’EPIC RATP !
 
Ainsi, la Cour européenne de justice a d’ores et déjà rendu un arrêt dont les conséquences pourraient être lourdes pour les entreprises françaises dotées du statut d'EPIC (Etablissement public à caractère industriel et commercial) implantées sur des marchés concurrentiels comme le sera la RATP. En effet, dans le cadre d’une procédure visant la Poste, l’Europe a estimé que ce statut conférait l'équivalent d'une "garantie financière implicite et illimitée" de l'Etat, qu'il protégeait les EPIC de la faillite et leur procurait un avantage sur leurs concurrents. Et réclamé la suppression de cette garantie. Depuis la Poste est devenue une société anonyme, mais à n’en pas douter cette décision fera aussi jurisprudence pour la RATP comme pour la SNCF.
 
Déjà la RATP se prépare au morcellement pour sauver les « Bijoux de famille »avec la création du GI (Gestionnaire d’Infrastructures) propriétaire des Gares, Stations, Tunnels, Rails et Caténaires, etc.. désormais comptablement séparé de l’Opérateur de Transport (Exploitation & Maintenance) qui va être mis en concurrence selon des échéances différenciées par réseaux. Le tout avec une dette d’investissement qui va lourdement peser sur l’Opérateur, et donc sur les agents, avec un objectif de réduction à l’horizon 2020 qui devra être atteint par des efforts de Productivité…
 
Certes, les décisions politiques et la stratégie de l’entreprise ne sont pas du ressort des salariés, mais pour autant ils ont encore le droit d’être en désaccord, et de le faire savoir au travers de leurs représentants, dont ceux de SUD qui portent une autre vision pour la RATP et les transports en Ile de France, que celle de la libéralisation.
 
Malgré le contexte européen favorable à la Loi du marché, SUD pense qu’un autre chemin reste possible dès lors que la RATP renoncerait à ses ambitions de développement international, pour se consacrer exclusivement au développement des Transports en région parisienne.
 
Le retour en Régie est une décision qui dépend de la Région et de l’Etat, et qui permettrait d’accompagner sereinement le nécessaire besoin de développement de la première région économique de France, dans le cadre d’une mission d’intérêt général au bénéfice exclusif des 12 millions de Franciliens. Ainsi, le projet du Grand Paris ne devrait-il pas mobiliser toutes les énergies à sa mise en œuvre, dont celles de la RATP qui est reconnue pour son savoir faire au service de l’intérêt général..?
 
 
Non respect des conditions de travail des Machinistes-Receveurs :
 
La RATP condamnée !!!
 
 
Durant l'été 2013, la Direction de la RATP avait décidé de ne plus respecter les conditions de travail des Machinistes-Receveurs (Conducteurs de Bus) avec la mise en place de services directs pouvant aller jusqu’à 10h00 sans coupure !!!
 
Suite à une assignation de SUD RATP devant le TGI de Paris la RATP a été condamnée à 5000 euros d'amende et d'article 700, plus 5000 euros d'amende après chaque infraction constatée.
 
Avec SUD faites respecter les droits des salariés face au dictat des patrons !
 
 
Le Jugement         
 
 
               
 
La RATP  est-elle survoltée  ?
 
Suite au droit d’alerte du syndicat SUD RATP en date du 15 janvier 2013, un rapport de mesures de champs électromagnétiques vient d'être remis au Comité Hygiène et Sécurité de la RATP. Ce rapport montre que les conducteurs de métro sur la ligne 3 sont soumis à des niveaux de champs électromagnétiques très élevés pouvant aller jusqu'à 8 V/m, dépassant ainsi les valeurs ?xées par la Charte de Paris !
 
Ce rapport n'est pas contestable dans sa méthode, il a été réalisé sur plusieurs jours selon les préconisations de Robin des Toits et accepté par la RATP à la demande des élus SUD au CHSCT qui voulaient savoir à quels niveaux de champs électromagnétiques le personnel roulant était précisément exposé.  
 
Les normes légales d'exposition professionnelle peuvent aller jusqu'à 100 V/m - niveau qui protège le personnel contre la cuisson -­ nous sommes dans la gamme des micro-­ondes -­ mais  pas contre les autres e?ets sur la santé.  
 
Les résultats de ces mesures sont bien en dessous de ces normes heureusement ! Mais elles doivent être appréciées en regard des préconisations du Conseil de l'Europe qui recommande de ne pas exposer le public au delà de 0,6  V/m.
 
On sait que ces ondes sont classées "possiblement cancérigènes" par l'organisation mondiale de la santé (OMS) et que la RATP souhaite en rajouter en déployant la 3G et la 4G. Avec l’arrivée de cette nouvelle technologie, selon l’Agence Nationale des Fréquences, cela   augmentera l’exposition de 50% en moyenne.  SUD et Robin des Toits ont du mal à croire que la RATP persistera à faire courir de tels risques au personnel et aux voyageurs.
 
La RATP doit maintenant choisir entre le principe de précaution : le souci de la bonne santé et de la sécurité du personnel et des voyageurs et l'appât du gain : la  logique exclusivement ?nancière...
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
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