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LE CHANGEMENT C'EST MAINTENANT..?

Un nouveau Président de la République vient d’être élu aux plus hautes responsabilités de notre pays, dans une aspiration au changement des Français qui fut d’ailleurs le thème de sa campagne.

Ce changement, attendu, ne saurait être celui d’un homme mais bien d’une autre politique qu’il a le devoir de mener, eu égard aux engagements pris durant la campagne, notamment vis-à-vis de la classe ouvrière dont les syndicats sont les représentants.

Si SUD et son Union syndicale Solidaires portent un certains nombre de revendications en matière de salaires ; retraites ; droits à la santé ; droits du travail ; fiscalité, politiques publiques nationales et européennes ; etc. ;

Nous avons d’ores et déjà exprimés au nouveau Président de la République nos fortes attentes en matière de développement des transports publics de voyageurs, tout particulièrement en région Ile de France, au cœur d’une politique environnementale qui vise à réussir la « révolution » des transports.

Ces attentes s’inscrivent pleinement dans l’engagement du nouveau Président qui entend maintenir le statut public des entreprises détenues majoritairement par l’État, ce qui est le cas de la RATP et qu’il lui appartient désormais d’en nommer le Président Directeur Général.

En l’état il ne s’agit pas pour SUD de contester l’actuel PDG de la RATP, mais bien de revisiter sa feuille de route/Lettre de mission qui poursuit une démarche de libéralisation et de mise en concurrence/compétition des transports publics qui, à notre sens, n’est pas la solution.

Or, les orientations stratégiques prises par la RATP, dans le cadre de l’élaboration de son plan d’entreprise "Vision 2020", laissent peu d’espoir au devenir du statut d’EPIC intégré dont nous pensons qu’il sera tout ou partie démantelé au profit d’un groupe de droit privé dont les salariés et usagers de la RATP ne perçoivent pas la finalité, si ce n’est celle de favoriser, à terme, des intérêts privés au détriment de l’intérêt général.

Ces choix politiques et stratégiques conduisent à une démarche de performance économique sans précédent, dans un contexte de « compétition » mondiale.

C’est dans ce contexte, qui implique de nombreuses réorganisations, que les conditions de travail et les acquis sociaux des salariés deviennent une variable d’ajustement, pour satisfaire une insatiable demande de productivité, à l’image de la politique aveugle menée par le gouvernement sortant au travers de la RGPP.

Pour SUD il est intolérable que cette stratégie conduise à dégrader les conditions de travail des agents de la RATP, ce qui est contraire à notre vision du progrès social !

La question des Transports en commun de voyageurs en Ile de France est un enjeu majeur pour la Nation, dès lors que cette région, Capitale, constitue le poumon économique de notre pays, avec une densité d’emplois et de population qui nécessite plus que jamais une politique coordonnée entre l’Etat et la région IDF, ce qui est désormais possible.

Depuis plusieurs années, la région mène une politique ambitieuse en matière de développement des transports, qui ne doit pas se faire au détriment des salariés de l’EPIC RATP.

Le projet du Grand Paris doit mobiliser toutes les énergies à sa mise en œuvre, dont celles de la RATP qui est reconnue pour son savoir faire au service de l’intérêt général. Aujourd’hui, il faut reconsidérez le rôle de la RATP, en la re-spécialisant sur son secteur historique en fort développement !

Il parait que le changement c’est maintenant... mais ce qui est sûr c’est que l’avenir de la RATP se décide maintenant et que SUD entend peser sur les choix que d’autres ont accompagné ces 15 dernières années.

                          

SUD-Rail et SUD-Ratp interpellent leurs PDG pour améliorer la

qualité de service sur le RER B
 
Le 03 Avril, la fédération SUD-Rail et le syndicat SUD-Ratp ont adressé un courrier commun aux présidents des EPIC SNCF et RATP pour dénoncer le projet de création d’une structure commune qui ne répondra pas aux problématiques actuelles de la ligne B du RER.
 
Pour l’ensemble des utilisateurs et des personnels de la ligne B, la qualité du service actuelle n’est pas à la hauteur de ce qu’on est en droit d’attendre. Les usagers, comme les salariés, attendent que les belles phrases fixant comme une priorité les transports de la vie quotidienne trouvent leur développement pour la ligne B.
 
En droite ligne des recommandations d’un rapport parlementaire, les présidents de la SNCF et de la RATP ont décidés de mettre en commun les moyens de production et de dédicacer le personnel afin de favoriser l’exploitation de la ligne B. La fédération SUD-Rail et le syndicat RATP considère que ce choix est inadapté à la situation et ne répondra pas aux besoins des usagers.
 
Pour SUD-Rail et SUD-Ratp, les vraies réponses pour un service public de qualité passent par des investissements matériels et humains :
  • Un doublement du tunnel Chatelet/Gare Du NORD.
  • Une augmentation du nombre de train de réserve et de conducteur.
  • Une ré-humanisation des gares et des trains pour une meilleure prise en charge des usagers.
  • Un remplacement du matériel roulant existant par du matériel à double niveau.
  • Une information et une communication de qualité.

Les agents de la SNCF et de la RATP de la ligne B, qu’ils soient agents des gares, aiguilleurs ou conducteurs ont la volonté d’offrir un service public de qualité.

Les sous-investissements récurrents en termes d’infrastructure et l’absence de projet viable et chiffré sur le développement des matériels roulants ne permettent pas de travailler correctement et dégrade les conditions de transport des usagers de la ligne B.

Encore une fois, « on est tous dans le même train ». Si les conditions de transport pour les usagers sont mauvaises, les conditions de travail des salariées sont dégradées !

Négociations salariales 2012

Durant ces seules deux dernières années, les salaires de base de la RATP ont accusé un recul de 3,3% au regard de l’inflation, cette tendance baissière n’étant que la continuité d’une politique salariale axée sur les primes et un avancement au choix qui individualise les rémunérations et fragilise les salariés de la RATP.

SUD a toujours refusé la facilité consistant à accompagner cette politique qui n’est qu’un leurre pour masquer l’absence de réelles augmentations des salaires. Trop souvent, part belle est faite aux diverses mesures sociales individuelles qui accompagnent les destructions d’emplois, au détriment de l’intérêt collectif, vers toujours plus de productivité. Aujourd’hui il est urgent de reconsidérer la politique salariale de la RATP, et de revenir à un élément de rémunération qui n’est pas accessoire, le SALAIRE !
 
SUD porte un certain nombre de revendications en terme de pouvoir d’achat pour les agents de la RATP, dont :
 
- Une augmentation mensuelle de 100 Euros pour tous, équivalente à 5% d’augmentation de la valeur du point pour un salaire moyen de 2000 Euros
- La mise en œuvre d’une clause de sauvegarde garantissant à minima le niveau de l’inflation
- Un salaire minimum d’entrée à la RATP de 1500 Euros Nets
- La restauration de la gratuité des soins par la prise en charge intégrale de la Mutuelle par la RATP
- Une stricte égalité salariale entre les femmes et les hommes
- Le déplafonnement de l’intéressement avec une égale redistribution pour tous les agents
- La gratuité des transports en Ile de France pour les agents et leur famille
- La mise en œuvre d’un demi 14ème mois de 1000 Euros pour tous, versé sur le salaire de juin
 
A l'issue des négociations, la direction ne propose qu’une augmentation de 1,1% de la valeur du point pour 2012, avec un premier palier de 0,8% en Mars et un second de 0,3% en octobre.
 
Cette proposition est inacceptable, et elle ne répond pas aux attentes fortes des agents au regard de leurs efforts et des bons résultats économiques de l’entreprise.
 
Alors même que la plupart des entreprises de transport négocient des augmentations de salaires à hauteur des 2%, et que la BCE prévoit une inflation 2012 de 2,5%, la RATP se moque de ses salariés !
Face à ce dédain il n’y a pas d’autres alternatives que de construire un rapport de force qui ne s’arrêtera pas à la seule date des négociations.

De l’argent il y en a, la question est juste de savoir comment on le redistribue !

Contrat STIF-RATP 2012-2015

A quelques jours d'une signature qui semble d'ores et déjà asquise, le contrat STIF-RATP 2012-2015 a été présenté aux organisations syndicales représentatives de la RATP.

Ainsi, après avoir appréhendé les difficultés de satisfaire les engagements de qualité de service du précédent contrat, la RATP et le STIF accélèrent avec la mise en place d’indicateurs encore plus nombreux et contraignants, qui auront des conséquences certaines sur les conditions de travail et de vie au travail des agents.

Si on peut reconnaître la légitimité d’une exigence forte du STIF au regard des usagers des transports et plus largement des contribuables franciliens, nous sommes en droit de nous poser la question de la pertinence d’une reconduction d’indicateurs inatteignables ou l’invention de nouveaux indicateurs dont nous savons d’ores et déjà que nous n’en maîtriserons pas la bonne exécution.

Pas moins de 43% du bonus-malus du contrat est concentré sur la ponctualité/régularité, alors même que la RATP ne maitrise pas totalement certains aléas de l’exploitation et qu’elle prend des engagements qu’elle sait ne pas pouvoir tenir, à l’exemple des 30 trains à l’heure de pointe dans le tronçon central du RER A.

Mais qui s’étonnera encore de cette logique contractuelle de la performance qui fait fi de la réalité, et des conséquences qu’elle engendre pour les agents soumis à la pression managériale.

L’évolution même des niveaux de mesure par ligne, et non plus par réseaux ou sous réseaux, démontre une volonté de responsabiliser encore plus individuellement les agents de la RATP, ce que ne manquerons pas de faire les managers dans le cadre des Entretiens individuels d’Appréciation et de Progrès.

SUD réaffirme son opposition à toute individualisation des responsabilités, comme des rémunérations, dans le cadre d’un service public de qualité qui nécessite un effort collectif dans un contexte multimodal !

Parallèlement, la démarche de performance économique engagée sur le précédent contrat va se poursuivre, avec l’exigence d’une productivité annuelle de 0,5%, soit 2% sur la durée du contrat, mais surtout une totale liberté pour la RATP de dépasser cet objectif et d’utiliser librement l’excès de productivité réalisé au-delà d’une quote-part de 25% affectée à des projets en Ile de France.

Nul doute que la démarche dogmatique et effrénée de productivité va continuer bien au-delà des 0,5% du contrat, pour augmenter la Capacité d’Auto financement si chère à notre PDG.

SUD dénonce cette logique inspirée du privé qui consiste à dégager des résultats sur un contrat de service public, avec une productivité qui pèse sur les agents mais dont les bénéfices ne reviennent pas aux usagers !

La déspécialisation de la RATP (Loi SRU) et le développement du groupe au travers des filiales ne répondent pas à une évolution gagnants/gagnants pour les agents et les voyageurs, mais bien à une démarche de privatisation qui aura des conséquences néfastes pour la collectivité.

D’ailleurs, la perspective de la création d’une structure unique regroupant tous les agents de l’exploitation de la ligne B du RER (conducteurs, encadrement, régulateurs, agents des gares, etc.), qui seraient détachés/mis à disposition au sein d’un Groupement d’Intérêt Economique (GIE) supportant les droits délégués de la RATP, répond bien à un objectif d’harmoniser vers le bas les conditions de travail des agents, dans une démarche qui ressemble à s’y méprendre à un début de privatisation.

Après la séparation comptable entre la Gestion d’Infrastructures et l’Exploitation, l’objectif suivant est donc de séparer les lignes et les agents, en commençant par la ligne B du RER interopérée et prétexte à toutes les initiatives les plus farfelues.

Il serait ainsi question de recourir à l’affrètement d’une ligne dans le cadre du contrat STIF-RATP, ce que permet le contrat sous conditions, mais ne permet pas la Loi de 1948 relative à la réorganisation des Transports de voyageurs en IDF, pas plus que l’ordonnance de 1959 relative à l’organisation des transports de voyageurs en Ile de France, ou plus récemment la Loi ORTF.

Cette initiative malheureuse pourrait donc nous mettre en concurrence dès 2016 sur le RER !

Paradoxe, et pour la première fois dans l’histoire du Contrat avec le Stif, une clause sociale a été rédigée.

Si le syndicat SUD Ratp se satisfait de voir apparaitre la question sociale dans le cadre du contrat STIF-RATP, après avoirs initié cette proposition, les 3 articles qui lui sont consacré font figure de "service minimum" et n’ont visiblement qu’un seul but, celui de l’affichage d’une politique sociale de la RATP qui n’a plus que la réputation de ses ambitions.

Qui a bien pu écrire ces quelques lignes qui mettent en avant la politique sociale de la RATP, alors que même qu’il n’y a eu aucun travail collaboratif avec les organisations syndicales, en dehors d’avoir été entendu dans le cadre de la Commission démocratisation du Stif ?

C’est d’ailleurs une généralité pour l’ensemble des termes du contrat qui, contrairement aux vaines promesses du PDG, n’a fait l’objet d’aucune présentation aux organisations syndicales en cours d’élaboration.

Mais s’il y a bien un article que nous retiendrons, c’est celui sur la Lutte contre le dumping social et le rejet de toute régression du modèle social des salariés sous statut, face à la méchante concurrence antisociale du secteur privé.

D’ores et déjà SUD demande l’arrêt de toute remise en cause des conditions de travail des agents, comme l’arrêt de toute démarche de dumping social par comparaison comme sait si bien le faire la RATP !

Rassemblement pour les salaires,

le 14 mars à 13h30 au siège de la RATP

A la RATP, la perte de pouvoir d’achat des agents, ne serait-ce que sur les trois dernières années, dépasse la barre des 6%, alors que la RATP obtient les meilleurs résultats depuis sa création.

Si nous ne faisons rien, le fossé continuera à se creuser inexorablement, en nous installant doucement vers une précarité généralisée.

Le 14 Mars, une intersyndicale sur les salaires est prévue à Lyon-Bercy à 14h00. Comme toutes les négociations à la RATP et ailleurs, il faut construire un rapport de force pour tenter de contrer celui de la direction.

C’est pourquoi nous appelons tous ceux qui veulent montrer leur mécontentement face à la politique d'austérité salariale de la RATP à le faire le 14 mars !

Manifestation nationale à Paris, le samedi 24 mars à 13h00 place de la Bourse, pour le droit à l’emploi pour tous et toutes !

Plus de 5 millions de chômeurs et chômeuses, plus de 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, … et les « plans sociaux » s’accumulent, … et les suppressions d’emplois publics se multiplient, … et le chômage partiel, le temps partiel imposé, les emplois précaires sont présentés comme les seules solutions, … et les discours politiques se succèdent, laissant patrons et banquiers poursuivre la destruction des emplois et de nos vies.

Ca suffit ! C’est ce que disent des millions de travailleurs/ses, de chômeurs/ses, de retraité-es, de jeunes en formation. Ce cri de révolte doit se transformer en espoir de faire fondamentalement changer les choses. Prenons nos affaires en mains !

JOURNEE DE CARENCE : LES DINDONS DE LA FARCE

Le 21 décembre 2011, le gouvernement introduisait un article cavalier à la Loi de finance 2012 visant à instaurer une journée de carence aux congés maladie des agents des 3 fonctions publiques, tout en étendant cette disposition aux salariés dont l’indemnisation du congé maladie n’est pas assurée par un régime obligatoire de sécurité sociale.

De toute évidence cette nouvelle disposition antisociale, qui pénalise les salariés en souffrance, ne peut pas viser la RATP, car non seulement les agents statutaires ne sont pas des fonctionnaires, mais qui plus est ils relèvent bien d’un organisme de sécurité sociale obligatoire qui assure le risque maladie, la CCAS !

Pourtant, le 30 décembre 2011, la Direction décidait unilatéralement d’appliquer une journée de carence aux agents de la RATP, balayant d’un revers de main l’article 80 du statut du personnel qui garanti des congés à plein salaire durant 365 jours consécutifs en cas de maladie ou de blessure hors service. En renfort de cette décision, la Direction prétexte d’une soit disante injonction gouvernementale. S’agit-il d’un simple coup de téléphone, d’un mail ou d’un bref échange de couloir..?

SUD s’étonne que la RATP puisse recevoir des ordres de Matignon, alors que notre PDG a été nommé par le Président de la République et que le « A » de RATP est censé dire Autonome… Il faut savoir que notre statut est un peu comme notre convention collective, et que toute modification de ses articles nécessite l’avis de la commission mixte paritaire (Etat-Direction-Syndicats), avis que le PDG doit soumettre à son Conseil d’administration avant toute approbation ministérielle. Force est de constater que ce processus n’a pas été respecté !!!

Mais là ne s’arrête pas la négligence de la Direction qui a outrepassé ses pouvoirs en occultant totalement la création de la nouvelle CCAS. En effet, en 2003 l’UNSA, la CFDT, FO et la CFE-CGC ont décidé d’assujettir les agents actifs de la RATP à la CCAS afin de leur imposer une complémentaire santé obligatoire (la Mutuelle), tout en nous rapprochant un peu plus du privé et de la Sécu. Ils ont depuis été rejoints dans cette démarche par la CGT.

C’est ainsi qu’en 2004 est paru un décret instituant notre actuelle Caisse de Coordination aux Assurances Sociales, réputée « indépendante » de l’employeur, comme l’est désormais également notre Caisse de Retraite (la CRP), même si le personnel de la CCAS est encore composé d’agents RATP.

Avant 2004, les agents de la RATP n’étaient pas des assurés sociaux et seuls les retraités et les ayants droit étaient assujétis à la CCAS. La RATP était tenu d’un engagement de gratuité des soins et de prise en charge des congés maladie envers ses agents actifs, au travers de notre statut que certains ont cru bon de détricotter !

SUD qui a combattu la mise en place de la nouvelle CCAS, et son pendant la Mutuelle obligatoire, ne peut pas accepter qu’aujourd’hui on nous impose des dispositions législatives qui sont un déni du décrêt de 2004, ce qui reviendrait à nous faire supporter tous les inconvenants (Carence, SECUREX, SME, etc.) d’une indépendance au service de l’employeur !!!

Aujourd’hui la CCAS indémise totalement le risque maladie, elle a repris à sa charge le maintien du salaire et l’article 80 dans ses statuts. La charge financière du risque maladie et du maintien du salaire est inscrite dans son budget, même si l’équilibre en est maintenu par une contribution de l’employeur.

C’est bien la CCAS, régime obligatoire de sécurité sociale, qui assure l’indemnisation des agents de la RATP. Voilà ce que SUD va devoir démontrer devant les tribunaux, puisque la RATP interprète la Loi comme elle l’arrange !

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